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Les nouvelles de Jean-François Coatmeur

Nuit de noces (1965)

  

Courrier du 4 février 1965 de Maurice Renault, responsable de <i>Mystère magazine</i> expliquant les problèmes de censureSur les conseils de Thomas Narcejac, Jean-François Coatmeur commence à écrire des nouvelles entre deux romans et lui adresse fin 1964 le texte de « Nuit de noces ». Son pigmalion lui répond « Votre nouvelle est bonne. Il faut l'envoyer à Renault en lui disant que c'est sur mon conseil.» (1)
Le 4 février 1965, Maurice Renault, Président Directeur Général des éditions Opta, maison publiant entre autre Mystère magazine accuse réception : « Je l'ai trouvée fort bien écrite, bien menée et intéressante. Vous avez su admirablement graduer l'intensité du suspense. » Il est disposé à la publier dans la revue Mystère Magazine sauf que... le meutrier réussi le crime parfait, ce qui déplait fortement à la Commission de surveillance des publications destinées à la jeunesse (qui a droit de regard sur les publication de toute nature... Jean-François Coatmeur, usera alors d'un artifice (suggéré par Maurice Renault) pour que le criminel subisse une « juste punition ». Quand elle sera intégrée dans le recueil Ballet Noir en 1998, l'ajout sera supprimé et Nuit de noces retrouvera sa parfaite et jouissive immoralité !

C'est donc munie de ce dernier paragraphe « moralisateur » que la nouvelle parait en octobre 1965 dans le numéro 213 du magazine Mystère Magazine

Spoileur : le paragraphe de la nouvelle pour échapper à la « Censure »

Extrait de « FRANCE-SOIR » du 17 Avriî 196...
«JE NE SU/S PAS FOU ! » CRIAIT LE DEMENT AUX INFIRMIERS QUI L'EMMENAIENT. IL VENAIT D'ETRANGLER SA FEMME.

Audierne, 16 Avril (Dépêche France-Soir) - A Beuzec (Finistère), au cours d'une subite crise de démence, un industriel brestois, M. Georges Barrat, a étranglé dans son lit, la nuit dernière, sa femme Maud, âgée de 30 ans. Puis il est allé lui-même prérenir la police. Barrat, qui souffrait depuis longtemps déjà de graves troubles d'origine nerveuse, ne séjournait quæ depuis la yeille à Beuzec, où il comptait se reposer quelques semaines, en compagnie d.e sa jeune femme. Conduit dans les locaux de la brigade de Pont-Croix, Barrat devait être dirigé en fin de matinée vers un Centre Psychiatrique, l'évolution foudrayante de la maladie ayant paru nécessiter un internement immédiat. C'est sanglé dans une camisale de force et hurlant : « Je ne suis pas fou ! pas fou ! pas fou ! » que le malheureux, visiblement sous le coup d'un nouvel accès de son mal, est monté dans une ambulance, qui a pris aussitôt la direction de Quimper.

Bombe funèbre (1976)

 

Publiée en septembre 1976 dans le numéro 342 de Mystère Magazine

Deux tours en trop (1977)

 

Publiée en septembre 1976 dans le numéro 3 du Magazine du Mystère

Les Cobayes (1977)

Publiée en juin 1977 dans le numéro 6 du Magazine du Mystère

 

L'accident (1977)

 

Publiée en juillet 1977 dans le numéro 7 du Magazine du Mystère

La fiancée (1980)

 

Publiée en août 1980 dans Polar, hors-série numéro 1

Trois cours-métrages ont été réalisés en 1984, 1986 et 1999 à partir de cette nouvelle. Anecdote, Jean-François Coatmeur joue un petit rôle dans l'adaptation d'Olivier Bourbeillon (1984). Voir les trois adaptations de La Fiancée.

Escales à Brest (2000)

Jean-François Coatmeur délivre dans son texte des ambiances et des lumières étranges et angoissantes. Des personnages ambigus, marins - qu'ils soient d'ici ou d'ailleurs - filles faciles et flics en retraite glissent, invisibles, au coeur des photographies de Claude Le Gall, artiste du noir et blanc, dans une étonnante vision expressionniste.

Publié en 2000 aux éditions Terre de brume

Les mains qui s’ouvrent (2003)

 

Publiée dans le cadre du recueil Brest, l'encre noire - Romans d'une ville aux éditions Autrement

Jeux de gosses (2006)

 

Publiée dans Nouvelle/Danevellou, octobre 2006, recueil édité à l'occasion des 20 ans du Salon des romanciers de Bretagne à Carhaix.

Jean-François Coatmeur a repris en partie l'atmosphère de cette nouvelle dans un chapitre de son roman L'Ouest Barbare.
« A un moment donné, on voit une concentration assez extraordinaire de personnes à la recherche d'un parachutiste. Ça, c'est un fait réel auquel j'ai participé. J'avais quatorze ans, donc j'ai été à la chasse au parachutiste. On m'a dit qu'elle n'était qu'une plaisanterie puisqu’il n’y avait jamais eu de parachutiste.» (2)

Voir l'extrait de L'Ouest Barbare sur la recherche du parachutiste


 

 

...

Ballet noir (1998)

En 1998, Albin Michel édite ce recueil de 17 nouvelles de Jean-François coatmeur, reprenant des textes écrits à partir de 1965 :

  1. L’ange et la bête
  2. Tentation
  3. Deux tours en trop (voir ci-dessus)
  4. Bombe funèbre (voir ci-dessus)
  5. Tendresse
  6. Les cobayes (voir ci-dessus)
  7. L’accident (voir ci-dessus)
  8. Nuit de noces (voir ci-dessus)
  9. An toul doun (Le trou profond)
  10. Séparation
  11. Joyeux Noël
  12. « Secret défense »
  13. La fiancée (voir ci-dessus)
  14. Bonhomme Soleil
  15. Catharsis
  16. Deux ados
  17. Le manteau de Noé

1 - Courrier de Thomas Narcejac à Jean-François Coatmeur - Temps Noir numéro 17, Narcejac à Coatmeur, avril 2014, p. 257

2 - Dialogues : 5 questions à Jean-François Coatmeur

(mise à jour : 31/05/2022)


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