Jean...

Dans mon enfance, il y a eu deux hommes qui m’ont servi de guide, de tuteur :
Mon grand père, ton père, Jean Coatmeur déjà, disparu il y a 33 ans
Et mon parrain, mon Tonton Jean, toi.

Jeune enfant, je n’étais pas peu fier quand à la maison, la chère maison de Pouldavid, nous recevions en décembre un ananas venu d’Abidjan, ville où tu as enseigné durant 5 années

Plus tard, adolescent, j’étais également fier quand, durant les longues vacances d’été, tu donnais, à ta fille Jehanne et à ton filleul, des devoirs de vacances de latin. Tu n’aimais pas trop cela car, déjà, le virus de la plume t’avait gagné. Chaque jour, tu t’enfermais dans ta chambre pour écrire.
Il fallait vraiment que tu aimes les bains de mer et le volley pour que tu acceptes de quitter tes feuillets noircis au stylo, pour aller en 404 à la plage en famille !

La famille... Cela représentait vraiment quelque chose d’important pour toi. Ta femme Josette et ta fille Jehanne. Mais également tes parents Jean et Camille et ta sœur Marie-Thérèse. Combien avons nous passé, tous sept, à Pouldavid, de vacances d’été, de Noël. Car pour toi, un Noël cela se passait toujours, ou presque, en famille. Pour le prochain Noël, tu va nous manquer, Jean.

Jean... Pour moi comme pour toute ta famille, tu es toujours resté Jean. Jean-François, réunion de tes deux premiers prénoms, cela est venu plus tard, avec l’écriture, avec le succès.

Jean-François. Je me souviens quand à 20 ans je découvrais avant publication le tapuscrit du Squale, dévoré en une nuit. L’année suivante, je reçus la même douce punition avec Les sirènes de minuit...

Plus tard, la complicité se poursuivait, avec la création de ton site internet, de ta page Facebook.

Sur cette page Facebook, lundi, je me suis trouvé dans l’obligation d’annoncer que tu venais te t’enfoncer dans ton dernier sommeil près à rejoindre tes chers disparus...

Dors bien, Jean. Tes amis t’accompagnent ici réunis. Dans cette église du Guelmeur où tu as tant chanté, cette fois, nous chanterons pour toi.