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La porte de l'enfer

Coatmeur aux portes de l'enfer ( 25 novembre 1997 )

Le dernier roman de Jean-François Coatmeur « La porte de l’enfer », raconte une traque policière. L’histoire fini dans les tourbières maléfique du centre Finistère. Mystère et angoisse garantis.

Un roman à lire un dimanche d’hiver quand le vent fait claquer les volets. Et attention à ne pas faire mourir le feu dans la cheminée car le frisson vous gagne. C’est si proche, Morlaix, où le romancier brestois Coatmeur campe son intrigue. Une nuit, un garagiste, que sa femme a quitté, se tue dans un virage à 120 à l’heure, entrainant son enfant dans la mort. Pourquoi cet accident, à cet endroit, à cette heure, en cette circonstance ?
Énigme. Un homme s’acharne à la dénouer, un auteur de polar, en villégiature dans la ville pour écrire un livre. Il suit une piste pavée de haine, de névrose et de légende. Elle le conduit quelque part entre Botmeur et Brénnilis, dans le chaudron infernal de marais infestés de sortilèges. Là, dans son mystérieux manoir, réside le baron Richard de Kergloff, flanqué de Steinert, un patibulaire majordome armé de deux chiens malinois. On aura compris que Kergloff est l’amant de la femme du garagiste, une femme devenue le jouet de son inépuisable et cruelle perversité.
Petit à petit, Jean-François Coatmeur dévoile un monde caché où le sexe, l’esclavage, le meurtre et la secte font bon ménage. Au-delà de quelques clichés (concessions à la loi du genre), l’écrivain finistérien réussi à dévider, avec ruse, une intrigue sinistre et captivante.

Georges Guitton

Ouest-France - 25 novembre 1997


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