Changer l'univers graphique : Brest ou Douarnenez
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Les sirènes de minuit

Santiago sur Brest - Une affaire sous la dictature du général Chopinet ( 23 juillet 1976 )

Le saviez-vous ? Nous sommes en 198. et le général Chopinet a pris le pouvoir. Bien sûr, il s’agit de fiction et la France, dit-on, n’est pas un climat favorable au fascisme. Mais Brest a un climat propice à la pluie, disent ceux qui ne sont pas bretons. L’hiver il y fait froid aussi. Et comme tous les ports, celui-ci sait capter les lueurs des fantômes, les ombres des fuyards, et la tristesse des sirènes de minuit qui percent les brumes.
Donc, un ordre règne à Brest. Cela n’empêche pas, bien sûr, les crimes ordinaires. Par exemple, le double meurtre d’Éric Fontanges, dont on retrouvera le corps près de la voie ferrée, et de fabienne, sa femme, assassinée chez elle. Est-il possible, sous le fascisme, d’élucider une affaire du tout-venant sans que les mystères, les troubles du régime et les fantasmes de ces hommes de mains, ne travestissent la réalité, ne la reconstruisent comme une scène de Grand Guignol ? Un policier consciencieux y perd ses dernières illusions, un amoureux ses derniers espoirs et un émigré portugais y perd la vie.
Jean-François Coatmeur a conçu certes une intrigue policière (1), et c’est elle qui, paradoxalement, donne au récit son aspect fictif. Mais l’arrière-plan politique qui baigne ce récit porte l’auteur au niveau du moraliste et rappelle aux imprudents qu’il faut autant se méfier des milices que des tortionnaires évangélistes…

(1) Il vient d’obtenir le Grand Prix de littérature policière.

Bernard Alliot

Le Monde - 23 juillet 1976


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