Changer l'univers graphique : Brest ou Douarnenez
Accueil > Les livres > Yesterday > La presse et Yesterday > Le pouvoir qui tue

Yesterday

Le pouvoir qui tue ( Février 1986 )

C’est le quinzième roman de l’auteur qui, en 1983, voyait le Grand Prix de littérature policière couronner ses «Sirènes de minuit». Un talent sûr que confirme le dernier né, dont l’atmosphère n’est pas sans rappeler «Z», le fameux film de Costa-Gavras: sous l’intrigue proprement dite (l’assassinat du président d’une république imaginaire, aussi ensoleillée que… la Grèce), se profile une fable clairement politique, où des personnages gravitant autour du pouvoir s’aiment, se déchirent, s’entretuent. Tandis que l’armée s’exaspère devant la montée de la «chienlit rouge» dans le pays, qu’un «Yankee» haut-placé évoque un putsch, que se multiplient, grèves, violences, manifestations , pourquoi le président, la veille de sa mort, convoque-t-il en son palais un vague camarade de jeunesse, rongé par un cancer ? En 20 pages, les questions sont posées et le décor planté d’un passionnant récit, traversé de violence et d’éclairs tendres (Yesterday, c’est cette célèbre mélodie des Beatles dont la mélancolie, comme un leitmotiv, vient hanter le héros que la maladie consume).

Vincent Caron

Jeune Afrique - Février 1986


Contact   Actu   Mentions légales   © Jean-François Coatmeur.bzh