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Portrait
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Un portrait intime de Jean-François Coatmeur par son neveu Joël dit Jo de Douarnenez : sa petite enfance à Pouldavid, son adolescence, sa scolarité au Petit Séminaire de Pont-Croix, son métier d'enseignant et puis l'écriture... ses joies et chagrins...

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Portrait de Jean-François Coatmeur«Jean-François Coatmeur n’appartient pas à la petite chapelle des écrivains policiers célébrés par la critique à la mode: il se tient pour cela bien trop loin des engouements survoltés et souvent fallacieux des cénacles parisiens. Cela ne l’empêche nullement d’être aujourd’hui l’une des figures de proue de l’actuelle littérature policière française, l’une de ses véritable vedettes, et sans conteste notre meilleur auteur de suspense.

C’est que Jean-François Coatmeur possède un don précieux qui semble de nos jours un secret presque perdu: une science incomparable de la construction des intrigues qui fait de lui un des grands maîtres horlogers du mystère (et l’un des rares auteurs français susceptibles de soutenir la comparaison avec les Anglo-Saxons).

De surcroît, cette maîtrise de l’intrigue est associée à une écriture élégante et elle est aussi au service d’un véritable univers romanesque : Jean-François Coatmeur est un remarquable peintre de la province, décors et personnages mêlés. Non point un écrivain régionaliste – il a pris soin de ne pas se cantonner à sa Bretagne natale, et de choisir d’autres contrées : la Vendée, l’Alsace, les alentours de Rodez, Abidjan même dans J’ai tué une ombre, mais un observateur avisé, juste, attentif, des mœurs provinciales.»

Jacques Baudou
Préface de Coatmeur-Sueurs froides (1991)


Actus

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Le 26 juillet 1925, il y a exactement 100 ans, naissait Jean Coatmeur, qui, à partir des années 60 va multiplier les succès avec ses romans policiers
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Inédit - Suite de la mise en ligne des pièces radiophoniques de Jean-François Coatmeur : « Le bon Dieu avec nous », diffusée en 1956
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Inédit : Onze heures du soir, pièce radiophonique diffusée sur Radio Rennes le 21 septembre 1971
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A la faveur d'une petite opération rangement, nous venons de retrouver, enfoui dans une pile de papiers et revues, un recueil de poésie, datant de 1953 : Noël et neige... Particularité ? Ce recueil contient, pages 14-16 un poème de Jean Coatmeur

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Le 26 juillet 1925, il y a exactement 100 ans, naissait Jean Coatmeur, fils de Jean-Marie Coatmeur, commis de brasserie et de Camille Le Guellec sans profession, à Pouldavid, 5 rue Laennec. C’est dans cette maison, encore récente à l’époque (c’est son grand-père maternel, marin-maçon, qui l’a construite en 1898) qu’il passera son enfance et où il aura toujours plaisir a vivre une partie de ses vacances jusqu’au mitan des années 70. C’est, comme il aimait à le dire, à un simple vol de mouette de la maison du père, qu’il trouvera sa dernière demeure au cimetière de Pouldavid le 13 décembre 2017.

Á 5 ans sur la première marche de la maison familiale 5 rue Laennec (désormais rue Jean Moreau) avec sa sœur Marie-Thérèse, et sa cousine Marie-Françoise; au 1er étage droite, ses parents, gauche ses oncle et tante Lezoualch; au rez-de-chaussée gauche, sa grand-mère Le Guellec avec sa tante Augustine (photo Alfred La Guellec)

Á 5 ans sur la première marche de la maison familiale 5 rue Laennec (désormais rue Jean Moreau) avec sa sœur Marie-Thérèse, et sa cousine Marie-Françoise; au 1er étage droite, ses parents, gauche ses oncle et tante Lezoualch; au rez-de-chaussée gauche, sa grand-mère Le Guellec avec sa tante Augustine (photo Alfred La Guellec)

Entre ces deux date (1925-2017), Jean, surnommé Jeannot à l’école communale, fera ses humanités au petit séminaire de Pont-Croix puis à l’université catholique d’Angers. Professeur de lettres classiques à Concarneau, à Calais, à Brest, à Abidjan (Côtes d’Ivoire) puis à nouveau à Brest. Mais c’est sous le nom de Jean-François Coatmeur qu’il se fera connaitre, à partir des années 60, multipliant les succès et les prix littéraires avec ses romans policiers.

 

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Suite de la mise en ligne inédite des pièces radiophoniques écrites par Jean-François Coatmeur. Après « 11 heures du soir », découvrez « Le bon Dieu avec nous », diffusée en 1956.

Jean-François écrit cette pièce pendant l’été 1955 qu’il passe, comme chaque année, en famille dans la demeure de ses parents à Pouldavid, désormais quartier de Douarnenez. Pouldavid, bourgade de marins paisible qui connut pourtant, à l’automne de 1910 un crime qui bouleversa ses habitants, et que les anciens se plaisent toujours à raconter… Le crime de Kerharo ! Un homme d’une cinquantaine d’années sauvagement défiguré à coup de sabots… Drame de la bêtise et de l’alcoolisme…

Pouldavid deviendra Pouldahut, Kerharo Kerankou, la victime sera un jeune homme devant se marier quelques jours plus tard. Le commissaire Morin assisté de l’inspecteur Bellec parviendront à résoudre l’énigme, aidés il vrai d’un auxiliaire inattendu : le bon Dieu !

N’ayant toujours aucune trace de l’enregistrement de la pièce, diffusée sur Radio Bretagne le 24 avril 1956, nous vous offrons le texte intégral et inédit de cette pièce. Ensuite, vous retrouverez un dossier de presse complet du fait divers originel de 1910.

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Dès ses débuts dans l’écriture, Jean-François Coatmeur s’est intéressé à la radio en écrivant des pièces spécialement prévues pour ce média. Pièce le plus souvent policières, même si la première, en 1953, est inspirée de la légende de la ville d’Ys.

Nous publions cette fois un inédit datant de 1971 : Onze heures du soir, adaptation d’une nouvelle du même auteur « Nuit de noces ». Diffusée le 21 septembre 1971 sur les ondes de l’ORTF Radio Rennes.

Malgré des recherches auprès de l’INA et de FR3, nous n’avons, à ce jour, toujours pas trouvé d’enregistrement de cette diffusion. Il faudra donc se contenter d’une lecture du texte.

 

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A la faveur d’une petite opération rangement, nous venons de retrouver, enfoui dans une pile de papiers et revues, un recueil de poésie, datant de 1953, édité par les Éditions du Centre, dans la collection « Thèmes éternels » : Noël et neige… Particularité ? Ce recueil contient, pages 14-16 un poème de Jean Coatmeur (ce n’est qu’en 1962, à l’occasion de la sortie de Chantage sur une ombre -février 1963 que Jean-François Coatmeur deviendra son nom d’auteur) : Cloches de Noël.

Écrit vraisemblablement fin d’été – début d’automne 1952, Jean-François l’a rédigé entre son mariage avec Josette et la naissance de sa fille Jehanne.

A découvrir :

Cloches de Noël dans Noël et neige, recueil de poésie, 1953

 

Cloches de Noël

A l’absente
Les cloches

Alléluia ! Gloire ! Liesse !
La joie embaume cette nuit,
Voici l’heure de la Promesse :
Aux cieux nouveau l’étoile luit.

Le veilleur

Parfums fanés de l’ancienne tendresse,
Que réclamez-vous donc de ce cœur qui se brise ?
L’ombre du temps heureux, obsédant me poursuit.
Mais mon âme qui pleure aux portes de l’église
Pour toujours est fermée aux cloches de minuit,
Parfums comme fanés de l’ancienne tendresse.

Les cloches

Alléluia ! Gloire ! Liesse !
La joie embaume cette nuit,
Voici l’heure de la Promesse :
Aux cieux nouveau l’étoile luit.

Le veilleur

Mon Dieu, qu’ils étaient beaux les Noëls d’autrefois !
On parlais sous le gel, grelottants, triomphants,
Le père avec la mère, et devant les enfants.
Le porche ouvrait des bras frissonnants de lumières.
Et l’orgue murmurait aux voûtes la prière.
Mon Dieu, qu’ils étaient beaux les Noëls d’autrefois !

Les cloches

Alléluia ! Gloire ! Liesse !
La joie embaume cette nuit,
Voici l’heure de la Promesse :
Aux cieux nouveau l’étoile luit.

Le veilleur

Vous caressez depuis si longtemps ma fenêtre,
Ô charmeuses ailées !
Les cendres du Passé pourraient-elles renaître ?
En mon âme esseulée ?…
Hélas !… Allez chanter pour la cité fidèle
Le Noël des Élus,
Allez l’illuminer de la flamme très belle
Qui ne m’éclaire plus.

Les cloches

Nous chantons un Dieu pitoyable,
Nous disons l’Eden retrouvé,
Et que le gisant de l’étable
Ne connaît pas de réprouvé

Messagères de Paix parfaite,
Hérauts de l’éternel Pardon,
L’Amour inspire notre quête
Et l’envol de nos carillons !

Pour que la voix des campaniles
Réveillant le monde charnel,
Unisse les peuples dociles
Dans l’hosanna universel !

Le veilleur

He bien ! cloches, sonnez ! puisque c’est votre fête.
Dans l’ébranlement sourd des bourdons solennels,
Semez les notes d’or, joyeuses sur nos têtes,
Hâtez-vous de lancer vos généreux appels.

Hâtez-vous. Et déjà votre heure va finir :
La mi-nuit es passée, on récite matines.
Est-ce le pas d’adieu, mystiques ballerines ?
Reviendrez-vous jamais, cloches du souvenir ?

Vers les vieux dans l’angoisse, et les bourgeois bouffis,
Vers les méchants, vers les bons, vers ceux des églises,
Les rebelles figés en de pauvres défis,
Les sages en chemin pour des terres promises.

Les fielleux, les blasés, les chantres d’une Foi,
Et ceux-là, désolés et mornes, et qui rêvent,
Doutant que dans leur nuit d’autres soleils se lèvent,
Aux paradis perdis perdus des Noëls d’autrefois

[Mise à jour : 9 mars 2025]