« Les noces macabres » 2016 - Albin Michel -Hors collection

Les noces macabres

[Temps de lecture : < 1 minute]

Une fête trop arrosée qui tourne mal. Un après-midi qui se solde par un viol collectif.
La victime est jetée par la fenêtre, mais la mort ne veut pas d’elle. Pas encore.
Nanou va élever sa fille Chris sans rien lui révéler de son passé. À sa mort, elle lui laisse une lettre avec les noms des coupables restés impunis. Un quatuor d’amis devenus des notables. Chris décide de se venger de cette « petite bande », dont elle retrouve, un à un, chacun des membres. Elle met en place un plan diabolique pour les piéger les uns après les autres. Mais le plus cruel des châtiments est réservé à son père biologique…
Une tragédie familiale digne des Atrides dans une atmosphère brestoise chère à l’auteur.

S’il était déjà atteint par la maladie qui allait l’emporter, Jean-François Coatmeur restait acharné à la parfaite imbrication des ficelles de son intrigue. Ci-dessous, une séance de travail de relecture avec son neveu Joël le 31 octobre 2015 :

  • Albin Michel – Hors collection (2016)

Les noces macabres, de Jean-François Coatmeur

Les noces macabres aurait pu être un bon livre si ma lecture n’en avait pas été quelque peu gâchée en amont. Du coup je regrette un peu cette lecture qui s’est avérée moins passionnante que prévue alors même que le sujet était intéressant. Classique mais ce n’était pas dérangeant car j’étais curieuse de voir comment l’auteur allait nous faire découvrir cette histoire étant donnée les circonstances.

Pourquoi ma lecture a été gâchée ? J’avais eu une présentation du livre qui m’a tout de suite intéressée mais qui était très loin de la 4e de couverture présente ci-dessus qui garde un certain mystère sur l’histoire. Donc pas de crainte pour vous. Dans cette présentation, je me suis rendue compte après coup que je me suis fait spoiler sur l’intégralité du livre car l’élément central présenté – et qui m’avait grandement intéressée parce que ça promettait quelque chose de sombre et de passionnant – s’avérait être LA révélation finale du livre.

Autant vous dire que j’ai été grandement déçue car je m’attendais à tout instant à ce qu’on parle de ce fameux élément et quelle a été ma déception quand j’ai constaté que c’était la révélation finale. De quoi gâcher une lecture quand même puisqu’il n’y avait plus de surprise et que l’on peut ainsi voir la manière dont l’auteur a créé son récit. Tout semble facile et cousu de fil blanc… J’étais dans l’attente à ce qu’il se passe quelque chose, qu’on évoque tout cela mais ces éléments n’arrivent qu’à la toute fin.

Alors si on ignore tout cela et qu’on s’en tient au résumé officiel (la 4e de couverture) évidemment, on ne s’attend pas forcément à cela et ça peut être un livre intéressant...

Melisandre

lireoumourir.com - Mai 2016

Jean-François Coatmeur : Les noces macabres

Habitant Ivry, Christelle est une jeune femme d'environ vingt-cinq ans, dont son petit-ami Pascal est très amoureux. Elle reste proche de sa mère, Nanou, quinquagénaire vivant à Puteaux. Toutes deux sont infirmières en hôpital, leurs opinions politiques étant marquées à gauche. En ce mois de mars 2011, l'état de santé de Nanou est fragile. Il se dégrade encore davantage quand sa fille lui parle d'un patient admis là où elle est employée, suite à un accident de voiture. Âgé de cinquante-quatre ans, très gravement touché, cet Alain Vénoret est un chirurgien orthopédiste exerçant en Suisse, où il vit depuis de nombreuses années. Il est originaire de la région brestoise, comme Nanou. Bien que la mère de Chris n'ait pas semblé se souvenir de lui, la crise qui la secoue peut être associée au nom de cet hospitalisé. Le choc sera bientôt fatal à Nanou. Elle a laissé à sa fille un curieux dossier.

Claude Le Nocher

Action-suspense.com - 23 mai 2016

Les noces macabres - Jean-François Coatmeur

Brest 1987, une petite fête trop arrosée tourne mal. Une jeune fille passe par la fenêtre, elle en réchappe mais elle est marquée à vie.

Bien des années plus tard, Chris découvre cette histoire dans une lettre que sa mère lui a laissé avant de mourir. Elle donne également les noms des coupables qui n'ont jamais été punis... Chris va mettre entre parenthèse sa vie "d'avant" (abandonner son travail et son petit ami) pour venger sa mère...

C'est le premier livre que je lisais de cet auteur breton. Et mon ressenti est mitigé, d'abord la Bretagne, elle n'est pas si présente que cela dans ce roman, le drame du passé se déroule bien à Brest et la conclusion de l'histoire également...

La lecture est facile et l'intrigue est plutôt bien construite mais je n'ai pas été captivé par cette histoire assez classique et parfois brouillonne.

A propos de livres - 1er juin 2016

Les noces macabres de Jean-François Coatmeur

L’histoire débute le 17 septembre 1987 à Brest, chez Nanou. Suite à une après-midi débridée agrémentée d’alcool et de sexe consentant ou non, la petite bande se sépare. Le soir-même, Nanou va annoncer sa grossesse à son petit ami…la suite se résume en une tentative de suicide, une séparation…et la naissance d’un joli bébé. Nanou est sur le point de mourir, lorsqu’elle confie à sa fille, l’existence d’un dossier à son attention. Après les obsèques, Chris découvre les événements de cette journée de 87.

Ce livre nous emmène dans deux époques bien différentes en 1987 et en 2012, l’auteur a su mêler mystère, découverte et surprise. On s’attache à chaque personnage qui s’attarde ou non dans l’histoire. Chris saura aussi bien jouer la manipulation que la trahison.

L’auteur a su nous embrouiller, nous faire autant détester Chris que l’aimer, à chaque page, je voulais savoir la suite. Ma seule question lors de ma lecture était : Que va t-il se passer ?

Un des meilleurs livre que je n’ai jamais lus, j’ai hâte d’en lire plus de ce genre pour pourvoir avoir une vrai comparaison. On découvre aussi plusieurs facettes de l’histoire jusqu’à se demander si le pire n’est pas en train de se produire ! Je vous laisse déguster ce livre, la vengeance est un plat qui se mange glacé !

Une bonne lecture à vous, rien n’est plus précieux que l’amour d’une fille !

Yesmine Zrouli

Romans sur canapé.com - 1er juin 2016

Polar. Les noces macabres ***

Que s’est-il passé le 17 septembre 1987 dans un appartement brestois ?

C’est à cette question que va s’efforcer de répondre Chris, la fille de Nanou, une infirmière qui vient de décéder en laissant en héritage des indices sur la tragédie dont elle a été victime vingt-cinq ans plus tôt. Fermement décidée à percer le mystère, Chris se retrouve en 2012 au cœur des Fêtes maritimes de Brest dans une ville foisonnante. Pendant ce temps, moine, maire, médecins, autrefois amis au sein de la « petite bande », reçoivent d’étranges coups de fil distillés par une voix déformée qui leur fait entendre « Il neige sur le lac majeur », la chanson de Mort Schuman.

Comme son habitude, Jean-François Coatmeur a l'art de maintenir le lecteur en haleine. Une fois ouvert, impossible de refermer ce roman à suspense avant la fin où un dernier rebondissement vient encore surprendre. Jean-François Coatmeur, c'est aussi un style limpide, une écriture soignée et une maîtrise de l'intrigue.

Dominique Le Bian-Rivier

Le Télégramme - 2 juin 2016

Les noces macabres, Jean-François Coatmeur

Ouvrir un livre de Coatmeur, c'est toujours l'assurance de vivre un très bon moment. Avec les noces macabres, on ne déroge pas à la règle même s'il est lu très rapidement.

Les fans -dont je fais partie- n'avaient pas eu l'occasion de lire Jean-François Coatmeur depuis 2012 et son machiavélique "Ouest Barbare". Quatre ans donc qu'on attendait le nouveau roman du lauréat du grand prix de littérature policière 1976 et de nombreux autres prix. Une éternité ! C'est dire notre impatience. Alors quand j'ai appris qu'un nouveau roman venait de sortir, je me suis jeté dessus. Le pitch ne paraît pas très original, disons-le. Un viol, une histoire de vengeance. Ouais, déjà lu ce genre d'histoire. Sauf qu'avec Jean-François Coatmeur, le banal se transforme vite en chemin sinueux dans lequel le lecteur se perd, s'égare et dont les certitudes s'ébranlent au fur et à mesure du récit.

Dans ce roman, tous les ingrédients propre à Coatmeur sont réunis : une histoire familiale compliquée (Nanou et sa fille Chris dont la vie va basculer après la mort de sa mère), des notables à l'intégrité douteuse (Vénoret et ses amis), un cadre géographique propice aux mystères (Brest) et bien sûr un plan tortueux.

Les connaisseurs reconnaîtront la trame qui a servi de base à la nouvelle publiée dans le recueil "Brest, l'ancre noire" mais il ne s'agit vraiment pas d'une version allongée de "les mains qui s'ouvrent". Les noces macabres, c'est bien un roman, un vrai -certes un peu court- avec une vraie intrigue et des personnages dont on ne perçoit pas tout de suite les personnalités.
Le récit se déroule sur deux périodes différentes. Tout commence en 1987 à Brest et finit en 2012 à Brest aussi mais après avoir voyagé à Paris et du côté du Mans. La boucle est bouclée et Coatmeur nous convie même à une petite balade au grand rassemblement de bateau.

Terre du Noir - 3 juin 2016

Les Noces macabres de Jean-François Coatmeur

Un jeune couple plein de fougue en région parisienne (Chris et Pascal). Un vieux ronchon à Brest. Un médecin au Mans. Un chirurgien suisse (Alain). Un politicien. Un lourd secret relie tout ce petit monde suite à événement tragique suite à la fête un peu trop arrosée pour fêter le diplôme de quatre jeunes médecins, il y a vingt cinq ans, et au cours de laquelle la fiancée (Nanou) d'un des carabins s'est jetée par la fenêtre... La fille de Nanou, Chris, n'apprendra les détails sordides qu'au décès de sa mère, qui lui confie tout un dossier de l'enquête qu'elle a menée depuis des années pour suivre le parcours des quatre médecins devenus chacun des notables...

Décidée à venger sa mère, Chris ourdit un plan digne des Diaboliques de Barbey d'Aurelilly, même si en chemin elle doit risquer de perdre son grand amour. La vérité sortira, et sa mère sera vengée — mais vengée de quoi ? —, quels que soient les dommages collatéraux.

Dans un récit qui rappelle très souvent L'Eté meurtrier, et qui ne convainc jamais vraiment le lecteur, Coatmeur tente d'instaurer une intrigue dont malheureusement les fils sont un peu grossiers et la substance éculée. On l'a connu plus inspiré.

Loïc Di Stefano

Salon-litteraire.com - 5 juin 2016

Auteur

Auteur de romans policier, Grand prix de littérature policière en 1976 pour Les Sirènes de minuit (Édition Denoël)