« La danse des masques », 1989 - Albin Michel - Spécial suspense

La danse des masques

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Une petite ville Bretonne, avec ses tartufes bien-pensants, qui voient d’un très mauvais œil la communauté de repris de justice organisé en vue de leur réinsertion par un prêtre à l’âme de feu; un drame familial orchestré par un jeune névropathe dans une folie sanguinaire croissante. La danse des masques nous fait évoluer au milieu d’une société repliée sur ses secrets et ses haines, jusqu’à l’heure de vérité où tomberont les masques. C’est un hallucinant voyage au bout de la nuit, plein d’angoisse, de terreur et de folie qui commence.

Des éditions au Livre de poche

« La danse des masques » - Le livre de poche « La danse des masques » - Le livre de poche

«Ce roman est né d’une réflexion qui m’a choqué. Un été, je me trouvais sur une plage de Douarnenez. Tout le monde était censé se détendre, s’amuser, et puis, tout à coup, un groupe de handicapés mentaux traverse la plage. Cette vision nous replonge tous dans la réalité, une réalité qui n’est pas forcément agréable, et une bonne amie me dit :  » C’est scandaleux ! On devrait trouver un autre moment pour leur faire traverser la plage ou alors une autre plage… « . Cette remarque m’a heurté et ça a été le point de départ de La Danse des Masques. J’ai imaginé un centre de réinsertion sociale que j’ai appelé La Source. Au départ, ce centre hébergeait des handicapés. Il était dirigé par un prêtre très mal dans sa peau, mais extrêmement généreux. L’histoire se passait dans un gros bourg du Sud Finistère et la population locale n’appréciait pas tellement la présence de ces handicapés. Il y a donc mobilisation, pétitions, etc….et lorsqu’un notable est assassiné, on trouve naturellement un bouc émissaire parmi ces gens que l’on rejette. En cours de route, j’ai abandonné l’idée de ces handicapés et j’en ai fait d’anciens taulards. Mais j’ai conservé le même schéma. Il me paraissait plus facile de l’organiser avec d’anciens détenus plutôt qu’avec des handicapés puisque j’avais besoin d’un personnage qui soit costaud physiquement, qui puisse s’échapper, qui puisse organiser sa survie, etc., et je voyais mal un handicapé dans ce genre de situation. » (Rencontre avec Jean-François Coatmeur, 9 février 2000).

  • Albin Michel – Spécial suspense (1989)
  • Grand prix des écrivains de l’ouest 1990
  • Prix du suspense 1990

Musique

A l’heure du crime, dans le bureau directorial, un poste de radio diffuse une musique. Au moment de la mort, l’animateur annonce La symphonie pathétique de Tchaïkovski. Ce dernier mouvement, Adagio lamentoso, rythmera plusieurs scènes au fil du roman.

Auteur

Auteur de romans policier, Grand prix de littérature policière en 1976 pour Les Sirènes de minuit (Édition Denoël)